Articles contenant le tag Antiquité

Masques antiques

Les gravures trouvées dans le fonds ancien de notre bibliothèque ouvrent les portes de l’histoire et obligent les esprits curieux à chercher des éléments de connaissance sur les sujets abordés. Ainsi les masques qui figurent ici – n° 5875 de notre fonds patrimonial – nous éclairent sur une partie de l’histoire du théâtre : l’Antiquité. Remonter le temps à la source de cet art majeur permet de comprendre la façon dont les anciens mettaient en scène la vie ou les mythes fondateurs de leurs sociétés. Dans son Histoire du théâtre publiée dans la collection Que sais-je ?, Alain Viala nous explique :

On dit que se tenaient parfois des processions religieuses, les cômoi, et que le nom de la comédie aurait là son origine. Quant au nom de la tragédie, il viendra de tragos, le bouc : mais est-ce parce que des embryons de telles pièces auraient été joués lors de fêtes où l’on sacrifiait un bouc ? ou bien parce qu’on aurait donné un bouc en récompense à ceux qui offraient de tels spectacles ? […] Ce qui semble établi, c’est que le théâtre grec est né de rituels religieux […] En de telles circonstances, les prêtres, et certains des participants, « figuraient » les divinités et les hommes dans leurs chants et danses, à l’aide de masques et de costumes.

Ainsi, dans le théâtre grec, les interprètes portaient-ils obligatoirement un masque. Cet objet associé aux rituels donnait à celui qui le portait l’anonymat indispensable pour exprimer les sentiments d’un dieu ou d’un défunt. Cette caractéristique religieuse, on la retrouve dans le théâtre romain où les représentations correspondent à une civilisation du spectacle et sont liées à des célébrations collectives : les ludis – les jeux. Tragédies et comédies pouvaient s’inspirer ou non du modèle grec, mais les divertissements qui avaient la faveur du public étaient plutôt ceux de la pantomime ou de l’atellane, pièce bouffonne improvisée dont la Commedia dell’arte est l’héritière. Xavier Darcos, dans son Dictionnaire amoureux de la Rome antique, nous parle de l’importance du rire généré par des satires virulentes :

Il s’agissait de rendre visibles les ridicules d’une personne ou les excès d’une société. […] Un poète aussi raffiné et cultivé que Catulle perd tout contrôle lorsqu’il se lance dans l’épigramme : il devient obscène et acide. Même le doux et bon vivant Horace semble acerbe dans ses Satires : il peint les humains comme des grotesques, des bouffons, des fâcheux, des dissimulés ou des snobs […] Les acteurs portent tous un masque grotesque, en latin persona. […] Figés sous leur grimace, les protagonistes comiques n’évoluent guère. Ils incarnent un comportement répétitif et prévisible […] Maccus est un goinfre sans esprit ; Bucco un jouisseur rusé ; Pappus un vieux libidineux ; Dossenus un bossu intrigant et gêneur, etc.

Ces caricatures de défauts très humains donnaient un théâtre bouffon qui avait un grand succès, tout comme celles d’auteurs plus tardifs dont le grand Molière. Aujourd’hui, les représentations de ces masques antiques nous rappellent cette dérision dont nous manquons beaucoup dans nos sociétés modernes. Le « politiquement correct » est passé par là…

Alya-Dyn

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Qui est l’auteur du texte ?

Luciano Canfora, Le Copiste comme auteur, Anacharsis, 2012.

« Que lit-on, et surtout qui lit-on, quand on a sous les yeux les textes de l’Antiquité classique ? »

C’est à cette question que Luciano Canfora, professeur de philologie à l’université de Bari, répond dans cet essai passionnant.

Depuis l’Antiquité les textes n’ont cessé de parvenir jusqu’à nous, et les grandes bibliothèques patrimoniales dans le monde (la Bibliothèque Apostolique Vaticane, la Bibliothèque Laurent de Médicis, la Bibliothèque de Ravenne et celle de Vienne, …) regorgent de trésors écrits il y a plus de deux mille ans. Mais au fait, quand nous lisons en traduction une pièce de Sophocle ou d’Aristophane, ou bien un recueil de discours de Démosthène, dans une belle édition Guillaume Budé à couverture orange, que lisons-nous vraiment ? A-t-on droit au texte original, pensé puis écrit comme tel par l’auteur de l’époque ? Non, car la notion d’auteur travaillant seul dans son cabinet, sans relâche, sur un manuscrit, avant de le remettre à son éditeur, est une notion moderne (depuis le quattrocento), quand on a décidé d’apparenter l’auteur à l’être singulier qui écrit la seule version légitime du texte, attestée par le manuscrit autographe et les brouillons (mais qu’en est-il alors de Shakespeare ou des pièces de Corneille et de Molière dont aujourd’hui ne subsiste aucun manuscrit ?).

Pendant l’Antiquité les choses n’étaient nullement définies. Certains prônaient un enseignement oral, dans l’enceinte du Portique, de l’Académie ou du Lycée, et les élèves retranscrivaient sur rouleau ce qu’ils entendaient. Et puis surtout, nous rappelle Canfora, on copiait, on recopiait les textes, de différentes manières, avec des variantes, des ajouts, des oublis, des réécritures, sur différents supports (rouleaux, tablettes, parchemins, papyrus, codex, …) et chaque tradition scripturale inventait de nouvelles règles grammaticales et syntaxiques (comme l’Ecole des grammairiens d’Alexandrie par exemple).

Le copiste est celui qui perpétue la mémoire du texte, même si ce dernier est altéré il ne disparaît pas ; il s’enrichit au contact de ceux qui s’escriment à redonner en lecture le corps du texte, puisque la leçon (le texte supporté par un manuscrit) originale, originelle, est souvent perdue, pour toujours.

Mais dans la succession des âges et des transmissions mémorielles le monde du savoir, de la connaissance et de l’enchantement, n’a jamais cessé d’exister. Grâce au travail casuistique, herméneutique, philologique, éreintant mais prodigieux, fourni par les copistes et les érudits, de tout temps et en tous lieux. Ainsi ils réinventèrent ce qui fut éprouvé un jour, puis écrit, sous le soleil d’Athènes, de Cnossos, de Rome ou de Bagdad.

Et c’est à cette aptitude à transmettre que les copistes consacrèrent le meilleur d’eux-mêmes, comme une offrande, en partage, à travers siècles et continents.

Cet essai très agréable à lire de Luciano Canfora est à déguster en salle Etude au deuxième étage, au rayon « Nouveautés ».

Marcellien

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Animal de légende, le phénix…

Il y a encore un autre oiseau sacré, appelé le phénix. Je ne l’ai pas vu, sinon en peinture ; aussi bien visite-t-il rarement les Égyptiens, tous les cinq cents ans, à ce que disent les gens d’Héliopolis ; il viendrait, d’après eux, quand son père meurt. S’il est tel qu’on le peint, voici quelles seraient sa grandeur et son apparence : les plumes de ses ailes sont les unes couleur d’or, les autres d’un rouge vif ; pour la silhouette et la taille, il ressemble de très près à l’aigle.

Voici donc le phénix tel que nous le présente Hérodote dans son livre II (73) des Histoires. Pour cet auteur grec, l’oiseau fabuleux de la taille d’un aigle se pare de couleurs flamboyantes. Si l’on se réfère à l’étymologie du mot phénix telle qu’on la trouve dans le Grand Larousse de la langue française, on apprend que l’origine grecque du mot, phoinix, signifie pourpre, teinture de pourpre, oiseau fabuleux d’Égypte, palmier. La description de l’animal par Hérodote est en accord avec ces caractéristiques de couleur ; la taille indiquée suppose un oiseau de grande envergure. Mais qu’en est-il de l’espèce à laquelle il appartient ? En consultant le Dictionnaire de l’Antiquité ainsi que le livre de Jean-Pierre Corteggiani – L’Égypte ancienne et ses dieux – on trouve la réponse : il s’agit du Benou, héron cendré – ardea cinerea – et son cousin le héron pourpre – ardea purpurea. Cet oiseau migrateur est associé à l’image du soleil, au rythme de ses déplacements et à la ville d’Heliopolis. Le Benou, représentation divine de Rê, est ainsi en lien étroit avec le flamboiement de l’astre et sa régénération permanente dans le ciel… tout comme le phénix. Bien que cet oiseau légendaire ait la même capacité de renaissance que le Benou égyptien et trouve donc son origine sur les rives du Nil, il faut cependant reconnaître que la représentation classique du phénix n’a rien à voir avec un héron ! Le Moyen Âge a fait de cet être légendaire une créature fascinante comme nous l’explique Michel Pastoureau dans son ouvrage Bestiaires du Moyen Âge :

[…] il vit très longtemps, cinq cents ans, mille ans, parfois plus. Quand il sent sa mort prochaine, il s’enduit le corps d’aromates, de myrrhe et d’encens, puis il se construit un bûcher, à l’endroit où frappent le plus fortement les rayons du soleil. En battant des ailes, il allume le feu et s’y couche. Il meurt peu à peu, mais au bout de trois jours et trois nuits, il renaît de ses cendres, retrouve sa jeunesse et des ailes encore plus belles. Il s’envole alors vers une nouvelle vie.

Cette faculté de régénération et d’immortalité ont conduit les hommes du Moyen Âge à faire du phénix le symbole de la résurrection du Christ. Les représentations de cet oiseau sont celles d’un aigle et le lointain parent égyptien a peu à peu disparu dans les souterrains de la mythologie collective. La fascination pour cet être légendaire est cependant restée intacte au cours des siècles, comme c’est aussi le cas pour la sirène ou le dragon dont nous avons déjà parlé. Les fabulistes comme La Fontaine ou Jean-Pierre Claris de Florian ont utilisé le phénix comme source d’inspiration. Des écrivains aussi différents que Rabelais, Voltaire, Paul Eluard ou plus récemment J. K. Rowling dans Harry Potter ou des auteurs de mangas comme Osamu Tezuka ont utilisé le pouvoir de fascination du phénix. Un poète enfin ne pourrait être oublié dans cette évocation : Guillaume de Saluste, seigneur du Bartas qui, en 1578, écrivit La sepmaine [Semaine] ou Création du monde. Ce texte fut traduit en de nombreuses langues et assura la réputation de son auteur. Notre bibliothèque est installée sur la place qui porte le nom de cet illustre poète gascon. À ce titre, il est donc cher à nos cœurs de bibliothécaires et nous lui cédons la parole pour évoquer l’oiseau mythique…

Le celeste Phoenix commença son ouvrage
Par le Phoenix terrestre, ornant d’un tel plumage
Ses membres revivans que l’annuel flambeau
De Cairan jusqu’en Fez ne void rien de plus beau.
Il fit briller ses yeux, il luy planta pour creste
Un astre flamboyant au sommet de sa teste :
Il couvrit son col d’or, d’escarlate son dos,
Et sa queue d’azur, puis voulut qu’Atropos
Luy servist de Venus, et qu’une mort feconde
Rendist son aage esgal au long aage du monde.

Alya-Dyn

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La mémoire culturelle

Jan Assmann, La mémoire culturelle, Ecriture, souvenir et imaginaire politique dans les civilisations antiques, Aubier « Collection historique », 2010

Jan Assmann est un égyptologue allemand qui enseigne à l’université de Heidelberg. Son livre répond aux questions suivantes : comment une société se souvient-elle ? Quel rôle joue la mémoire dans la construction d’une identité culturelle ?

En comparant plusieurs civilisations de l’Antiquité entre elles Jan Assmann apporte des réponses riches de sens, très intéressantes, à l’heure où les autorités des pays de la sphère occidentale semblent vouloir imposer à leurs citoyens une identité nationale et culturelle construite de toutes pièces, univoque.

Le sujet du livre propose une articulation en trois thèmes : « le souvenir » (ou rapport au passé), « l’identité » (ou imaginaire politique), et « la continuité culturelle » (ou formation d’une tradition).

Le cours de l’histoire humaine s’inscrivant dans la non-répétition du Même (ni cycles invariants, ni fin de l’histoire selon Fukuyama) l’histoire mémorielle est devenue la première préoccupation des nations dans le monde. Dans un monde globalisé, avec une connectivité infinie (réseaux sociaux, numériques, world wide web…) entre nations et entre humains, le processus de narration historique ne peut plus être encyclopédique comme aux siècles passés mais plutôt parcellisé, segmenté, de sorte que le grand récit du monde ne paraisse pas à flux tendus ; c’est seulement la remémoration et la commémoration des évènements historiques propres à chaque pays qui constitue depuis quelques décennies leur imaginaire politique et social. Le temps de la perpétuation du souvenir (quand existaient encore des témoins vivants) ne coïncide plus avec celui de la narration ritualisée, institutionnalisée, et jamais remise en question une fois figée dans les décrets du corps légiférant. L’histoire officielle propose une version des faits, des évènements, sur laquelle doit s’accorder le corps social afin de donner le sentiment d’une vision commune du temps présent et de l’avenir. C’est pourquoi demeure si important le rituel de la commémoration (celui du dépôt de gerbes devant le Monument aux morts par exemple) : « tous les rites comportent ce double aspect de répétition et de commémoration » qui trouve son origine dans le Séder du judaïsme, qui est la cérémonie de remémoration  de la fuite hors d’Egypte du peuple élu. Le Séder doit suivre un ordre rigoureux : il y a d’abord répétition, ensuite commémoration (la lecture du Haggadah le soir du Séder).

Finalement comment les sociétés se souviennent ? Et quelle image elles se font d’elles-mêmes en se livrant au souvenir ?

En répondant à ces questions Jan Assmann nous livre une formidable contribution à une théorie générale de la culture, opérant un point de rencontre entre la nécessité de construire du temps culturel, et de révéler ensuite la constitution de l’identité collective à travers l’imaginaire politique. Large défi qui structure toutes les sociétés humaines dignes de ce nom.

Marcellien

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Retour aux sources de l’art équestre

Xénophon, De l’art équestre

Paris : Les Belles Lettres, coll. Budé, 2008

Les citoyens auxquels Xénophon s’adresse dans son Art équestre sont avant tout des amateurs qui ont besoin de recevoir un enseignement didactique. Ce sont de futurs dirigeants à qui l’équitation sera utile comme formation physique et morale.

En cela Xénophon fait siennes les leçons de Socrate, qui lui aussi était entouré de jeunes gens de l’aristocratie athénienne ne perdant pas une miette de son enseignement oral. Ces jeunes gens auront un jour un rôle important à jouer dans la cité.

L’équitation est une très bonne école pour affermir le sens moral, et donner le goût de l’effort et de la discipline à des âmes bien nées. Dans l’Antiquité hellène, puis romaine, les premières formations équestres s’apparentent à une haute caste, réservée aux enfants de l’aristocratie.

Pour le jeune élève de Xénophon il faut s’initier à des connaissances variées, très techniques, mais nécessaires pour devenir un bon cavalier : savoir juger des qualités d’un cheval, l’essayer (savoir le monter par conséquent), l’acheter ; avoir des notions d’hippologie, devenir familier avec l’équitation de manège, d’extérieur, plus tard de haute-école. Enfin, une fois devenu cavalier, savoir appliquer le règlement de service en campagne.

Xénophon, né probablement en 426 av. J.-C., environ un an après Platon, évoque pour ses jeunes auditeurs ses propres souvenirs militaires, en leur rappelant ses nombreuses campagnes guerrières ; car il participa à 23 ans, enrôlé comme cavalier sous les Trente d’Athènes, aux opérations de la guerre civile en 403. Il fit aussi la guerre entre 396 et 394 dans les rangs de la cavalerie spartiate. Il puise dans son expérience des champs de bataille d’Asie et de Grèce.

Pour Xénophon il est nécessaire qu’un futur cavalier sache tirer parti du plus fidèle serviteur de l’homme, capable de le sauver de toutes situations critiques dans la cohue du champ de bataille. Car la cavalerie est l’aristocratie de toute armée, qu’elle soit grecque, achéenne, spartiate ou perse.

Mais néanmoins, en rédigeant son Art équestre, fruit de son enseignement de haute-volée pour les jeunes cavaliers de l’aristocratie de son temps, Xénophon espère pour eux un avenir moins agité que son propre passé glorieux. Ils pourront alors, en temps de paix, se consacrer à élever et dresser des chevaux, et acquérir une réputation dans le difficile art hippique.

Ce qui fait de l’Art équestre de Xénophon, pour une bonne part, l’œuvre d’un père soucieux de la carrière prometteuse de ses deux fils. Il est envisageable que l’Art équestre ait été composé par Xénophon lorsque ses deux fils avaient une quinzaine d’années, peut-être un peu avant 380, dans son domaine de Scillonte, où il vit en propriétaire terrien, chasse, et se promène à cheval avec ses visiteurs.

Marcellien

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In memoriam Lucien Jerphagnon

C’est l’histoire d’un rendez-vous manqué. Fort regrettable.

Parce que ça nous aurait énormément fait plaisir de recevoir Lucien Jerphagnon dans nos murs. Pour parler de sa vie d’amoureux de l’antiquité romaine, hellène et de la civilisation médiévale ; pour débattre avec nos lectrices et nos lecteurs de toutes ces petites choses sensibles, particulières, qui, au final, cimentent ce qui fait le soubassement d’une vie pleine, confiante, et juste.

Ce rendez-vous n’aura jamais lieu. Lucien Jerphagnon s’en est allé le 16 septembre 2011, sans faire de bruit.

Immense professeur et pédagogue, intellectuel aguerri, écrivain remarquable, il nous laisse beaucoup plus que la quintessence de l’âme gréco-romaine, l’envie toujours renouvelée d’interroger la connaissance, à l’aune de l’humour et de la mise à distance de l’esprit de sérieux.

Le 29 octobre 2010 je lui adressai un message pour l’inviter à nous rencontrer à la bibliothèque. Voici ce qu’il me répondait :

Cher Monsieur ; merci pour votre aimable message. En dépit de ma sympathie pour la ville d’Auch où j’ai passé naguère une bien agréable semaine de vacances, je ne puis répondre favorablement à votre si aimable invitation, tant en raison de mon âge que de mon état de santé. Je vous prie de m’en excuser. Bien amicalement à vous. Lucien Jerphagnon

Tous les amoureux et tous les passionnés de l’Histoire et de la Philosophie ont perdu un homme de bien. Amoureux des livres et de ceux qui les écrivent nous avons perdu bien plus qu’un intellectuel de premier ordre, mais bien plutôt une sentinelle dont la brutale disparition nous laisse inconsolables…

So long Lucien…

N.B. : à la bibliothèque vous pouvez lire trois oeuvres magistrales de Lucien Jerphagnon : Les divins Césars, Julien dit l’Apostat et Histoire de la pensée.

Marcellien

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