Papillons au fil du temps

Au milieu du dix-neuvième siècle, paraissait le Dictionnaire universel d’histoire naturelle, sous la direction de Charles d’Orbigny. Cette œuvre importante – n°2758 de notre fonds ancien – contenait des planches si belles qu’elles furent rassemblées en 2007 pour une série de portraits d’animaux. Parmi ces magnifiques représentations, figurent des papillons que vous avez le plaisir de découvrir en regard de cet article. Si j’ai choisi de vous parler des lépidoptères, groupe d’environ 160 000 sur les 1,7 million d’espèces animales recensées, ce n’est pas pour une évocation lyrique d’insectes parés de splendeur, même si l’un des documents dont il sera question ici – Papillonnages, de Nicolas Witkowski – retrace dans ses pages Une histoire culturelle du papillon, superbement documentée et illustrée. Le sujet qui me préoccupe, c’est l’avenir de ces insectes soumis aux multiples attaques de nos sociétés et particulièrement les modifications climatiques. Bien sûr, objectera-t-on, quelle importance face à la multitude des problèmes environnementaux. Et pourtant…

Les animaux ont compris bien avant nous que le climat n’était plus le même. Depuis un siècle et demi et surtout depuis une trentaine d’années, un grand nombre d’espèces ont modifié leur utilisation de l’espace. […] Les entomologistes ont noté les mêmes mouvements [que pour d'autres espèces] chez des papillons et des insectes, qui migrent vers le nord (une dizaine de kilomètres par décennie) et éclosent plus tôt (deux ou trois jours de plus tous les dix ans.

Ces précisions sont données dans l’Atlas du réchauffement climatique, de Frédéric Denhez. On voit donc que les hommes ont mis beaucoup trop de temps à réagir à tous ces signes avant-coureurs de désordres majeurs. Les migrations des papillons ou des insectes semblent encore certainement dérisoires pour beaucoup d’entre nous, par rapport à des catastrophes écologiques majeures que nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer dans ce blog. Et pourtant…

La niche écologique de chaque espèce est définie par des conditions assez strictes de température, de pluviométrie, de durée des saisons, de végétation ou de nourriture. Quand l’un de ces paramètres évolue, l’espèce s’adapte, si elle en a le temps et les capacités physiologiques. Sinon, elle cherche ailleurs une niche écologique identique et disparaît si sa quête reste vaine. Son créneau est alors libre pour une foule d’espèces peu spécialisées, opportunistes. Or, tout, dans la nature, est interdépendant : quand une espèce modifie son aire de répartition, ajuste son cycle de reproduction ou adapte son éventail de proies, toutes les autres en subissent les conséquences. C’est l’effet domino : des petites modifications entraînent parfois des bouleversements considérables à petite échelle, qui finiront par se faire sentir à grande échelle.

Cet « effet domino » dont il est question dans l’Atlas du réchauffement climatique est souvent nommé d’une autre façon : l’effet papillon. Cette expression trouve son origine dans les recherches du météorologue américain, Edward Lorenz, dans les années 60. Nicolas Witkowski nous explique la naissance de cette notion lorsque Lorenz, évoquant le graphique obtenu lors de ses travaux sur le comportement de l’atmosphère – « une sorte de huit en trois dimensions où tout le monde vit à l’évidence un superbe papillon » – donna  à l’une de ses conférences en 1972 le titre suivant : « Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il déclencher une tornade au Texas ? ». Cette expression eut un succès considérable étant donné la force de la métaphore utilisée, mais elle eut surtout des applications nombreuses en météorologie, climatologie et bien sûr, aujourd’hui, en matière d’environnement, elle trouve tout son sens. Nicolas Witkowski résume avec beaucoup de justesse l’image utilisée par Edward Lorenz :

De la quantité négligeable qu’il était, pur symbole immatériel, le papillon est devenu l’image de l’influence déterminante du moindre de nos gestes sur un environnement en péril.

Les dangers que font courir nos sociétés à la Terre qui nous porte sont multiples. Les changements climatiques sont sans doute parmi les plus imprévisibles et ils concerneront tous les groupes vivants, des papillons aux hommes. Au dix-neuvième siècle, les papillons n’étaient pas encore frappés par les évolutions technologiques. Ils payèrent par contre un lourd tribut à l’entomologie et Alcide d’Orbigny – frère de Charles, cité plus haut – contribua, avec d’autres scientifiques à une gigantesque hécatombe chez les lépidoptères. Il faut donc garder un peu de retenue en contemplant les magnifiques illustrations du Dictionnaire universel d’histoire naturelle. La beauté dissimule parfois beaucoup de laideur…

Alya-Dyn

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Écrire, résister, vivre… (suite et fin)

Le dernier auteur de langue allemande dont j’ai choisi de vous parler – sous l’éclairage particulier du nazisme et de la seconde guerre mondiale – c’est Hermann Hesse. Comme on peut le faire en maintes circonstances de la vie, pour savourer de précieux instants, j’ai gardé « le meilleur pour la fin ». Bien évidemment, ce n’est pas un jugement de valeur, Thomas Mann et Stefan Zweig étant des géants de la littérature tout autant que Hermann Hesse. Mais il existe dans les liens si particuliers que l’on noue avec un auteur, un musicien, un peintre ou tout autre artiste, une fibre émotionnelle qui permet de vibrer à la lecture d’un créateur davantage qu’à celle d’un autre. Hermann Hesse est pour moi un compagnon de lecture qui a toujours trouvé sa place dans le trajet de ma vie. Comme un ami, il a trouvé les mots qui ont parlé à mon imaginaire et à ma sensibilité. Porter aujourd’hui sur lui un regard différent, par le prisme terrifiant d’une guerre éprouvante, est une façon nouvelle d’approcher ce grand homme pour apprendre encore ses mots et ses sentiments dans cette adversité.

Nombre des lettres que je reçois [d'Allemagne] sont écrites comme dans un état de fièvre extrême, elles sont tout à fait comparables à celles d’août 1914, enflammées, euphoriques, ivres, des chants de haine, de folie meurtrière. Les autres voix sont plus rares parce que personne dans le Reich n’ose parler ouvertement, tout le monde tremble, craignant l’espionnage, la police secrète, la dénonciation. […] Je ressens une sorte d’obligation à afficher une opposition, mais je ne peux la réaliser qu’en me rendant, moi et mon travail, encore plus neutre. […] Mon refus du IIIe Reich ne diffère en rien de celui que j’oppose à tout empire, tout État et toute violence, celle de l’individu contre la masse, celle de la qualité contre la quantité, de l’âme contre la matière…

Ces lignes que l’on trouve dans Guerre et paix datent de 1933 et permettent de comprendre le retrait d’Hermann Hesse face au nazisme. Comme il l’affirme par ailleurs, il est un poète et non un homme politique. Lors de la première guerre mondiale, il s’était d’abord engagé mais, reconnu inapte au combat, il fut envoyé à Berne pour l’assistance des prisonniers de guerre allemands. En septembre 1914, il écrit un article intitulé O Freunde nicht diese Töne (Ô mes amis, pas sur ce ton !) – en référence au titre de l’Ode à la Joie de Schiller du chœur final de la neuvième symphonie de Beethoven. Ce texte lui valut bien des attaques. L’époque était guerrière, pas Hermann Hesse…

[…] le dépassement de la guerre reste le plus noble de nos buts, l’ultime conséquence de la culture chrétienne et occidentale. […] La culture humaine naît de la sublimation des instincts animaux en instincts plus spirituels, grâce à la pudeur, à l’imagination et à la connaissance. La vie vaut la peine d’être vécue : tel est l’ultime contenu, l’ultime consolation de tout art, bien que tous ceux qui aient fait l’éloge de la vie aient dû mourir. Que l’amour est supérieur à la haine et la compréhension à la colère, que la paix est plus noble que la guerre, il faut que cette funeste guerre mondiale l’inscrive dans notre chair au fer rouge, plus profondément encore que ce que nous avons jamais ressenti. Quelle serait sinon son utilité ?

Dans ces mots d’un homme de 37 ans se trouve déjà toute la sagesse d’un être convaincu de la force de l’art opposé à la barbarie. À partir de 1919, Hermann Hesse s’installe à Montagnola, un village du Tessin, au-dessus du lac de Lugano. C’est là qu’il va tracer un chemin personnel et spirituel où littérature et peinture vont le construire au milieu des épreuves liées à l’époque, mais aussi à sa vie intime. Certains lui en voudront de s’être clairement mis à l’écart du monde. Pourtant, c’est ainsi qu’il a bâti une œuvre pleine de sagesse, dans laquelle, bien des années plus tard, une jeunesse en recherche d’utopie a puisé pour tenter de changer le monde. Les hippies avaient des livres de référence dont faisait partie Le loup des steppes. Hermann Hesse n’aurait sans doute pas compris cette influence sur une jeunesse prête à tous les bouleversements, lui le sage de Montagnola. Mais cette capacité d’éveiller les consciences par des mots emplis de poésie et de sagesse est la force des grands auteurs. Le prix Nobel de littérature vint récompenser une œuvre féconde d’une grande force spirituelle et philosophique et particulièrement Le jeu des perles de verre. Ce roman utopique, touffu et poétique, reprend toutes les idées de l’écrivain sur la culture, l’art, l’éducation et bien d’autres choses encore. On comprend mieux l’attitude d’Hermann Hesse face à la barbarie guerrière dans la création de la province idéale de Castalie. On peut lire dans sa Correspondance avec Thomas Mann, le 25 octobre 1946 :

Concentré sur Le Jeu des perles de verre, j’ai pu sans naufrage traverser toutes les années hitlériennes ; mais une fois ce travail achevé, n’ayant plus la possibilité de m’y réfugier, j’ai dû subir en première ligne la guerre que le monde entier mène contre les valeurs humaines, et si j’ai supporté quelques années d’être ainsi exposé, il s’avère à présent que j’ai quand même beaucoup souffert et beaucoup perdu.

Cet aveu à son ami Thomas Mann révèle la douleur de cette âme raffinée pour qui la seule alternative à la folie meurtrière était l’écriture d’une œuvre d’utopie salvatrice. La force des mots de ce grand écrivain a bouleversé à jamais la perception de la guerre. L’écriture aussi peut être un acte de résistance…

Alya-Dyn

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« Ob-la-di, ob-la-da »

Avec cette rubrique nous allons vous proposer, une fois par mois, une chronique sur un disque de musique populaire produit pendant l’année en cours, dans n’importe quel style musical (pop comme rock, folk comme soul, variété internationale comme chanson française…).

Il pourra s’agir du nouvel album d’un groupe ou d’un artiste solo, mais aussi de la réédition par une maison de disques d’un enregistrement mythique comme d’une compilation de raretés et d’inédits (cf. le Hidden Treasures de Amy Winehouse que nous chroniquerons dans le courant de l’année 2012).

Evidemment ce coup de projecteur sur un disque, aimé ou à aimer, est purement subjectif et n’engage que celui qui glose dessus ; partager une émotion liée à l’écoute d’un morceau de musique est un exercice de voltige qu’il nous semble important de réaliser. Le mieux serait ensuite d’en discuter ensemble à l’occasion, pourquoi pas ?

En attendant rendez-vous est pris pour janvier 2012 avec le nouvel album de… Surprise !

En vous souhaitant à toutes et à tous de joyeuses et heureuses fêtes de fin d’année.

Marcellien

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Les « Oublié(e)s » de la Mémoire

Aperçu de la conférence qui a eu lieu le samedi 10 décembre à la bibliothèque.

Philippe Couillet, président de l’association Les « Oublié(e)s » de la Mémoire mène un combat quotidien pour la liberté et le respect de la personne humaine. Il lutte avec les associations lesbiennes, gay, bi et trans contre la lesbophobie, l’homophobie et la transphobie.
Accompagné du délégué Midi-Pyrénées, Hervé Hirigoyen, ils nous ont présenté leurs travaux de recherche sur la déportation des homosexuels dans les camps de concentration nazis.
Le moment fort de cette rencontre fut les témoignages recueillis par MM. Couillet et Hirigoyen auprès de deux anciens déportés pour homosexualité.

M. Hirigoyen nous conte l’histoire poignante de Pierre Seel, déporté français pour homosexualité, un des seuls à avoir revendiqué le motif de sa déportation.

Pierre Seel (1923-2005)

Ce récit nous prend à la gorge lorsqu’il nous retrace les passages douloureux de la captivité de ce jeune alsacien de 16 ans dont le destin bascula un jour de 1939 lorsqu’il se fit voler sa montre…
Fils de patissier-confiseur installé à Mulhouse, il est le dernier fils de la famille. Arrêté le 3 mai 1941 par la Gestapo, sa vie vire au cauchemar. Déporté puis libéré, il sort de son silence en 1982 par une lettre ouverte à l’évêque de Strasbourg en réponse à ses propos offensants traitant les homosexuels d’infirmes. Il déclare alors :

Pendant quarante ans, j’ai vécu avec un mouchoir sur la bouche.

À partir de cette époque et jusqu’à sa mort, Pierre Seel ne cesse de se battre pour la reconnaissance de la déportation des homosexuels par le régime nazi.

Rudolf Brazda (1913-2011)

Philippe Couillet, quant à lui, nous fait partager les souvenirs de Rudolf Brazda : son enfance en Allemagne, ses arrestations, son expulsion en Tchécoslovaquie, sa déportation à Buchenwald, la vie au camp et les travaux forcés, et enfin la libération.
Témoignage émouvant appuyé de reportages et d’interviews de Rudolf.

Déporté pour motif d’homosexualité, interné près de 3 ans au camp de concentration de Buchenwald, il porte le triangle rose. Rudolf explique qu’il doit sa survie à son métier de couvreur (très important pour ce camp en perpétuel agrandissement !) et qu’il n’aurait pas survécu à la cruauté des S.S.

Je tremble en pensant à tous les homosexuels disparus et à tous ceux qui, dans le monde, sont hélas encore torturés ou exterminés avec tant d’autres minorités.
Pierre Seel

Pour aller plus loin sur les questions d’homosexualité, d’homophobie, nous vous suggérons quelques lectures.

Nenni

Pour en savoir plus sur Pierre Seel et Rudolf Brazda :
- « Nos témoins de l’Histoire » sur le site de l’association Les « Oublié(e)s » de la Mémoire ;
- Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel, Pierre Seel, éditions Calman-Lévy ;
- extrait du documentaire Paragraphe 175 de Rob Epstein et Jeffrey Friedman ;
- Itinéraire d’un triangle rose, Jean-Luc Shwab, Rudolf Brazda, éditions Florient Massot ;
- Reportage du magazine SystemD sur TéléDoller ;
- Triangles roses : le dernier survivant connu de la déportation homosexuelle témoigne sur Yagg TV ;
- « Rudolf Brazda, dernier survivant connu des triangles roses déportés pour homosexualité ».

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Cet hiver : Taking the long way

Dixie Chicks, Taking the long way, Sony BMG, 2006

Album de country, bluegrass et pop américaine produit par Rick Rubin.

Dixie Chicks est un groupe de country music et de bluegrass (avec des accents pop) essentiellement féminin, dont l’orchestration méticuleuse et la production forcent l’admiration. Formé en 1989 à Dallas, au Texas, le combo comprend la chanteuse Natalie Maines, la violoniste Martie Maguire et la guitariste Emily Robison ; elles rencontrent le succès en 1998 avec l’album Wide Open Spaces, mais c’est avec l’enregistrement de ce superbe Taking the long way que le trio impressionne durablement (avec 5 Grammy Awards à la clé pour récompenser le disque).

Ce joyau, ciselé par l’expert ès beautés sonores pop Rick Rubin (qui remit en selle le légendaire Johnny Cash pour American Records, pour ce qui reste à ce jour un des plus beaux enregistrements de la musique populaire nord-américaine) n’en finira pas de réchauffer vos longues soirées hivernales, que vous soyez seul(e)s ou accompagné(e)s par qui vous voudrez. De toute façon vous succomberez bien vite aux harmonies vocales ensorcelantes de la lady Natalie, et aux accords des instruments de ses deux comparses. Bref vous serez de nouveau amoureux… pour longtemps.

Sont chaudement recommandées les chansons Taking the long way (plage n°1), Easy silence (plage n°2) et Everybody knows (plage n°4), mais toutes les chansons du disque sont belles, une coudée franche au dessus de la soupe mainstream du moment.

Alors bonne écoute et au mois prochain pour un nouveau disque (de l’année en cours cette fois) !

Marcellien

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Un Noël tout blanc

Un texte peut se savourer seul. S’il s’agit d’un album pour enfants, la découverte peut se faire à deux, le soir avant de se coucher : maman ou papa assurent la lecture pour un auditeur très attentif. On peut étendre le cercle pour quelques personnes, lors de séances de contes par exemple. Il existe enfin une mise en valeur très soignée d’un auteur : c’est celle qui fut proposée dans notre nouvelle salle d’animations un mercredi de décembre. Ce n’était pas la première fois que l’école de musique et la bibliothèque œuvraient « de concert » autour d’un texte, mais la qualité de ce travail s’est révélée encore bien davantage cette fois-ci. L’album choisi – Un Noël tout blanc, de Caroline Repchuk – était une « harmonie » poétique sur les couleurs. Les professeurs et les élèves de l’école de musique ont mis en scène des séquences musicales évoquant les paysages, les animaux et les teintes de la nature. Pour tous ceux qui ont pu assister à ce conte musical et aussi pour tous ceux qui n’étaient pas présents, voici les titres des morceaux qui ont été joués par nos ami(e)s musicien(ne)s : 

Peer Gynt (suite n°1 : Morning Mood) de Edvard Grieg
Intrada de J.-C. Pezel
Western de Gilles Martin
Valse irrégulière d’André Waignein
Le Gamin de Budapest de Jean-François Verdier
Czardas : morceau traditionnel
Melody in Wattz de Borodin
Duo d’après Rameau d’Eugène Gay
Pavane de Gaspard Sanz, arrangement d’Yvon Rivoal
Vive le vent de R. Marbot, arrangement de Nathalie Lourties

Du magnifique Morning Mood de Grieg, joué par les professeurs à Vive le vent, classique de Noël repris par tous, en passant par des thèmes très variés, le paysage sonore avait de quoi nous enchanter. Les mots du conte avaient trouvé leurs notes…

Le cadeau du renard blanc, c’étaient des glaçons d’argent qui étincelaient comme des gouttes de pluie au soleil.
« À présent, décorons l’arbre de neige, dit-il.
Toi, Petit Ourson, tu resteras tout l’hiver près de lui.
Ta fourrure sombre nous rappellera l’éclat velouté de la nuit. »

La musique qui suivait ces mots était une pavane. Le son des guitares venait parfaitement souligner les derniers mots prononcés « l’éclat velouté de la nuit ». Le choix des morceaux était parfait. Les notes et les mots ne formaient plus qu’une phrase musicale. Finement découpé et joué le conte s’est éclairé. À quelques jours de Noël, l’école de musique et la bibliothèque ont montré un bel exemple de création originale et talentueuse autour d’un texte. Un grand merci à tous pour le bon moment que vous nous avez procuré. C’était un avant-goût des fêtes de fin d’année où les cadeaux, les rires, la musique et les chansons font oublier un moment les tracas quotidiens. Bonnes fêtes à tous.

Alya-Dyn

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