Relisez vos classiques : La Peste, d’Albert Camus (1947)

Oran, dans les années 40. En sortant de chez lui, le docteur Rieux trouve un rat mort, puis un autre, puis un autre encore. C’est le début d’une épidémie de peste qui va durer presque un an. Ce sera l’occasion, pour tout un chacun, de se révéler : certains, comme le docteur Rieux, combattent le fléau. D’autres choisissent la fuite. D’autres encore, après avoir fui, sont pris de remords et se rallient finalement au petit groupe du début.

Il est courant de voir dans la peste, ce mal qui ravage Oran, une métaphore de l’Occupation nazie. Camus lui-même ne démentait pas cette interprétation. Cependant, La Peste est aussi une magnifique peinture des comportements humains, du plus veule au plus héroïque, face à une épidémie de grande ampleur.

C’est à peu près à cette époque en tout cas que nos concitoyens commencèrent à s’inquiéter. Car, à partir du 18, les usines et les entrepôts dégorgèrent, en effet, des centaines de cadavres de rats. Dans quelques cas, on fut obligé d’achever les bêtes, dont l’agonie était trop longue. Mais, depuis les quartiers extérieurs jusqu’au centre de la ville, partout où le docteur Rieux venait à passer, partout où nos concitoyens se rassemblaient, les rats attendaient en tas, dans les poubelles, ou en longues files, dans les ruisseaux. […]
Mais dans les jours qui suivirent, la situation s’aggrava. Le nombre des rongeurs ramassés allait croissant et la récolte était tous les matins plus abondante. Dès le quatrième jour, les rats commencèrent à sortir pour mourir en groupes. Des réduits, des sous-sols, des caves, des égouts, ils montaient en longues files titubantes pour venir vaciller à la lumière, tourner sur eux-mêmes et mourir près des humains.

Albert Camus a reçu le prix Nobel de littérature en 1957.

Madame Bovary

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Historia de Gentibus Septentrionalibus, Histoire des peuples du Nord

Olof Mansson, latinisé en Olaus Magnus (1490-1557) est originaire du sud-est de la Suède. Il vécut en exil de 1523 jusqu’à sa mort, entre Venise et Rome où il participa à la vie religieuse et politique. Jeune chanoine, il accomplit, en qualité de collecteur des dîmes, un périple dans les contrées les plus septentrionales et sauvages de la Suède, terres où vivaient des petites communautés chrétiennes.
Trente ans plus tard, sa mémoire et les souvenirs de son voyage alimentent l’œuvre qui le rendit célèbre : Historia de Gentibus septentrionalibus, Histoire des peuples du Nord (en français), publié à Rome en 1555. Ce texte, à vocation encyclopédique, vous dévoile les mœurs et les coutumes étranges des peuples nordiques. En fin pédagogue, l’auteur utilise l’image indispensable à sa démonstration. De nombreuses gravures sur bois naïves et précises valorisent son ouvrage. Il fit l’objet de plusieurs impressions. L’édition conservée dans les réserves du fonds patrimonial de la bibliothèque du Grand Auch est celle de l’année 1555 (F.A. 5871).
Vous aimez le dépaysement et l’exotisme ? N’hésitez pas… Ouvrez l’œil ! Vous apercevrez Olof en tenue d’alpiniste chaussé de raquettes primitives, tout comme son cheval…

 

Peau d’âne

Feuilleter en ligne Les peuples du Nord

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Découvrez une nouvelle revue de cuisine à la bibliothèque : 180°C

Une revue ? Enfin presque. Plus exactement un « mook », un hybride entre un magazine et un livre (« book » en anglais), d’où le terme « mook ». Une revue qui ressemble à un livre donc. Vous y trouverez des recettes, mais aussi beaucoup d’articles de fond autour de la gastronomie. Ainsi, dans le numéro 3 (printemps/été 2014) on découvre un reportage sur une éleveuse de bovins qui a fait le pari de se passer de la grande distribution pour vendre ses produits. Figurent aussi dans ce numéro un article sur les différents styles de la cuisine française, avec les principaux chefs qui les représentent, et une rubrique sur les techniques culinaires (ici la glace). Dans la rubrique Terra incognita, les journalistes racontent une soirée passée en compagnie d’une tribu manouche, au cours de laquelle ils ont goûté du « niglo » (traduction : du hérisson).

Voilà un bref aperçu de ce que vous pourrez lire dans 180°C. Il y aura deux numéros par an, avec toujours une large place faite aux photographies (alléchantes) et aux illustrations.

Vous trouverez davantage d’informations sur le site de la revue.

Une dernière précision : le mook, c’est le cauchemar du bibliothécaire ; faut-il le considérer comme un livre ou comme une revue ? Nous avons enfin tranché. Nous l’achetons comme un livre, à la librairie, et nous le rangeons comme une revue, dans un casier. Vous le trouverez donc à l’espace périodiques de votre bibliothèque préférée.

Madame Bovary

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Les 3 fruits, de Zidrou et Oriol

Les_trois_fruitsAprès une très bonne bd intitulée La peau de l’ours, nous retrouvons l’association du scénariste Zidrou et du dessinateur Oriol pour Les 3 fruits, un conte en bd édité par Dargaud.

Zidrou est un auteur prolifique qui rate rarement voire jamais son coup. À la bibliothèque on l’apprécie vraiment. Vous pouvez le retrouver aussi dans Lydie ou encore Les folies bergères.

Dans Les 3 fruits, c’est à nouveau un franc succès. Dans une ambiance médiévale fantastique et avec une narration liée au genre du conte, Zidrou arrive en quelques pages à nous transporter dans son récit.

Cela dit, j’évoque le scénariste, mais le coup de crayon d’Oriol n’y est sans doute pas complètement étranger. Ses personnages au grand nez ont vraiment quelque chose d’atypique. De même, la couleur et les ombres posent une atmosphère mystérieuse qui sied parfaitement à l’histoire et à ses personnages. D’ailleurs, les personnages ont une très forte prestance, on peut citer le roi qui ne veut pas mourir, la princesse, les héritiers impétueux ou encore le mage. Ce mage est sans doute très cliché dans sa représentation du mal, mais la description et les plans qui l’introduisent lui donnent une consistance certaine.

Ce one-shot est donc vraiment très bon. Le format en 80 pages est parfait, il ne nous laisse pas sur notre faim et l’on n’a pas du tout le sentiment qu’il fallait remplir des pages pour vendre du papier. De plus, de part les références, le travail d’Oriol sur le cadre et les ombres (là je me répète), on sent à la première lecture que c’est une bd que l’on pourra relire de nombreuses fois, tout en préservant un certain plaisir et en découvrant à chaque fois un petit quelque chose de nouveau.

Less’ Klave

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La première encyclopédie du cinéma fantastique

Photogramme du film "Vampire, vous avez dit vampire ?" de Tom Holland (1985)

Jean-Pierre Andrevon, 100 ans et plus de cinéma fantastique et de science-fiction, Rouge Profond, 2013.

Pour la première fois en France un ouvrage recense l’ensemble de la production cinématographique mondiale en matière de fantastique et de science-fiction. Ainsi, tous les amateurs d’un genre autrefois décrié, mais ayant gagné ses lettres de noblesse au cours des siècles passés, vont pouvoir se plonger avec gourmandise dans ce gros volume de plus de 1000 pages richement illustré.

Car il traite plus de 100 ans de cinéma d’effroi et d’épouvante, et cette plongée dans les arcanes du genre fantastique et horrifique est un voyage dans le temps de l’imaginaire, quand les créateurs du cinématographe n’avaient pas peur de célébrer la beauté du mythe, du conte, de la légende, du fabliau ténébreux et envoûtant. Pour pouvoir ensuite offrir aux spectateurs des images inoubliables qui ont balisé l’histoire du cinéma, et fondé notre cinéphilie. Des images comme celle de la créature apeurée (incarnée en majesté par l’immense Boris Karloff) qui fuit devant la horde des hommes déchaînés dans Frankenstein de James Whale (1931), ou celle du méphistophélique Nosferatu dans le film Nosferatu, eine Symphonie des Grauens de Murnau (1922) se promenant sur le pont du bateau pendant la tempête. Ou encore celle du candide Charlie Breswster découvrant à ses dépens que son séduisant voisin n’est autre qu’un… maléfique vampire dans la comédie horrifique Vampire, vous avez dit vampire ? (1985).

Nous avons tous en mémoire nos propres images, liées à tel ou tel film qui a compté dans notre vie de spectateur ; et retrouver quelques-unes d’entre elles (parmi des milliers d’autres) dans le livre de Jean-Pierre Andrevon reste un plaisir incomparable pour qui n’a pas abandonné son âme d’enfant, qui aime bien avoir peur dans le noir, quand l’orage gronde au loin… et se rapproche.

Marcellien

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Manifestampe


La bibliothèque du Grand Auch s’associe à la Fédération Nationale de l’Estampe pour célébrer Manifestampe le 26 mai 2015. À cet effet, du 22 mai au 6 juin 2015, la bibliothèque présente une exposition autour des estampes, avec la valorisation de gravures de livres anciens et de livres d’artistes contemporains. Nous présenterons également une matrice bois taillée par un graveur gersois lors d’un précédent atelier en nos murs, ainsi que des planches illustrant les multiples techniques de l’estampe.

Qu’est-ce qu’une estampe ? Une estampe est avant tout une œuvre originale. Son support privilégié étant le papier, elle fait partie des arts graphiques. L’estampe est conçue par un artiste qui réalise une empreinte sur une matrice selon une technique choisie. Elle est donc unique dans sa création. Par contre, à partir de cette matrice, l’artiste imprime ou fait imprimer un certain nombre d’exemplaires, donc l’estampe devient multiple dans ses épreuves.

Toutes les estampes ne sont pas des gravures, mais toutes les gravures sont des estampes… Le terme « estampe » est un terme générique pour désigner une œuvre imprimée à partir d’une matrice. Il existe 4 grandes familles de procédés pour réaliser la matrice. Les techniques utilisées permettent un travail précis et diversifié.

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