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Simenon, images parisiennes

Pour ces derniers mois de 2012, votre bibliothèque vous propose des animations autour de Paris. De nombreuses déclinaisons de ce thème seront abordées. Parmi elles, pour débuter, nous allons vous entraîner dans des déambulations littéraires et artistiques au cœur de la capitale. Ce sera l’occasion pour vous de découvrir ou de redécouvrir des romans dont l’action se situe à Paris. Afin de prolonger ces moments, vous pouvez dès à présent trouver dans ce blog des variations autour des multiples sujets sélectionnés pour vous. Et pour commencer, il sera ici question de Georges Simenon qui situa la majeure partie de son œuvre à Paris. Afin de retrouver les quartiers de Paris évoqués dans les extraits ci-dessous, vous pourrez voyager virtuellement grâce à un système de cartographie en ligne qui permet de se retrouver en un lieu quelconque en tapant simplement l’adresse. Ainsi, vous pourrez rechercher les lieux mêmes des intrigues et peut-être identifier les maisons, cabarets, brasseries, cafés ou tant d’autres sites. Vous êtes prêts ?

Il avait décidé de se rendre à pied boulevard Saint-Germain mais il le regretta car le trajet jusqu’au 207 bis lui parut long et il s’épongea plusieurs fois le front.
Le vaste immeuble de pierre, que le temps avait rendu gris, ressemblait à la plupart des maisons du boulevard. Il franchit une porte cochère au chêne bien ciré et s’engagea sous la voûte au bout de laquelle on apercevait une cour pavée et des anciennes écuries transformées en garages. (Maigret et monsieur Charles)

Certes, l’endroit a quelque peu changé et s’il est bien difficile de situer précisément le « 207 bis », on peut facilement identifier l’immeuble… Ce qui n’est pas toujours aussi facile lorsque l’on a des indications de rue, de lieux précis qui, cependant, n’ont plus la même affectation. Voici donc un court paragraphe tiré de L’escalier de fer. Lançons-nous à la poursuite de Louise en utilisant le mode vue ou le mode carte de notre logiciel.

Au coin de la rue Notre-Dame-de-Lorette, il perdit Louise des yeux, marcha plus vite, courut presque, plongea un regard anxieux dans les rues latérales et l’aperçut enfin sur le trottoir à peu près désert de la rue La-Rochefoucauld, où le drapeau du commissariat de police pendait dans le soleil.
Il n’osa pas avancer dans la rue. Un instant, il pensa à héler un taxi pour la suivre plus facilement, sans être vu, et il allait peut-être le faire quand, au coin de la rue La-Bruyère, elle entra sans hésiter dans un café-restaurant où il leur était arrivé de dîner ensemble.

Sans doute aurez-vous, comme moi du mal à situer ce commissariat aujourd’hui disparu. Les pronostics sont ouverts et vous pouvez nous transmettre vos commentaires sur ce blog. Quant au café-restaurant, vous avez le choix entre quatre possibilités… À vous de voir.

Les tours de Notre-Dame, dans le ciel, s’entouraient d’une auréole de chaleur, et, là-haut, des moineaux, figurants presque invisibles de la rue, se casaient près des gargouilles. Un train de péniches, avec un remorqueur au triangle blanc et rouge, avait traversé tout Paris, et le remorqueur baissait sa cheminée pour saluer ou pour passer sous le pont Saint-Louis.
Le soleil se répandait, gras et luxuriant, fluide et doré comme une huile, mettant des reflets sur la Seine, sur le pavé mouillé par l’arroseuse, à une lucarne et sur un toit d’ardoises, dans l’ile Saint-Louis […] (L’enterrement de Monsieur Bouvet)

Ici, la description de Notre-Dame et de ses abords immédiats permet d’envisager plusieurs positions possibles de l’observateur : quai d’Orléans ? Pont de la Tournelle ? Quai de la Tournelle ? Ou pont de l’archevêché ? La précision des éléments donnés permet de situer le lieu avec assez de précision. On peut ajouter à tous ces détails l’heure : un peu avant dix heures et demie du matin, comme nous le précise Simenon peu après.
Pour terminer ce petit itinéraire parisien, voici quelques lignes tirées de l’autobiographie de Georges Simenon, Mémoires intimes. Dans ce passage, il raconte son arrivée à Paris le 14 décembre 1922. Il cherche un hôtel et nous raconte son périple à partir de la gare du Nord. Recevant toujours la même réponse, « Complet ! », il doit continuer ses pérégrinations sous la pluie.


Un rond-point. Un boulevard à gauche, le boulevard Rochechouart dont le nom m’était familier grâce aux romans que j’avais lus. Montmartre donc ! Un Montmartre gris et sale.
[...] Un moulin à vent, de l’autre côté du boulevard. Le Moulin rouge. Des cabarets vides et clos « Le Rat mort », « L’Enfer et le Paradis »… Place Pigalle. Place Blanche. Je traînais la jambe, ma main à la valise s’engourdissait mais je me sentais heureux.
Place Clichy. La brasserie Weber où tant de peintres et surtout d’écrivains illustres s’étaient assis à la terrasse. En décembre, il n’y avait pas de terrasse et on ne voyait même pas, à travers la pluie, de lumières à l’intérieur.
… Boulevard des Batignolles.

Si on retrace, grâce aux nombreux outils disponibles sur Internet, le trajet effectué par Georges Simenon dans Paris, on constate qu’il a beaucoup marché pour trouver un hôtel ! Quant aux nombreux endroits cités dans ce paragraphe, on peut situer avec précision la place Pigalle, la place Blanche ou le Moulin rouge, mais, pour certains cabarets aujourd’hui disparus, il est parfois difficile de retrouver des indications sur leur localisation. Pour y parvenir, on peut s’aider d’un livre, Cabarets, cafés et bistrots de Paris et, sur Internet de deux sites : Le Paris pittoresque et Paristoric.com.
Nul doute que vous saurez utiliser les différents outils proposés dans cet article pour continuer à suivre dans les rues de Paris tous les personnages de fiction qui les ont parcourues…

Alya-Dyn

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Késaco ?

Que voyez-vous sur cette photo, sachant qu’elle a encore été prise à l’intérieur de la bibliothèque ?

So Called

10 commentaires

Qu’en pensez-vous ?

Le Goût de la lecture a-t-il un prix ?

?Lu dans un magazine :

Désolé de constater à quel point les enfants négligent la lecture, le maire d’un petit village espagnol a décidé de les y inciter en offrant 1€ par heure de présence à la bibliothèque municipale.

De quoi passer ses après-midi à la bibliothèque, non ? Avec sa console de jeux ?…  Qu’en pensez-vous ?

Lilipuce.

2 commentaires

Késaco ?

Alors ?Vous aussi, à temps perdu, partez à la recherche…
Et découvrez quelle est l’étrange chose qui a ici été prise en photo, dans l’enceinte de la bibliothèque.

Vous pouvez nous envoyer vos réponses sur papier libre.
Vous pouvez aussi émettre un commentaire (ce qui nous fera plaisir, et surtout, vous pourrez communiquer avec les autres joueurs, vous donner des indices, avancer ensemble, vous mettre sur des fausses pistes, etc).

Bonne chance, et bonne chasse !

So Called

10 commentaires

Késaco ?

Alors ?La rentrée est passée. Les choses sérieuses ont recommencé.

Alors, voici un nouveau petit jeu, histoire de vous distraire un peu…

Saurez-vous nous dire ce que l’on voit sur cette photo qui, comme pour toutes les autres que vous avez déjà vues, a été prise dans l’enceinte de la bibliothèque ?

Bonne chance, et bonne chasse !

So Called

Un commentaire

Késaco ? (le petit jeu de l’été)

Alors ?

Vous en avez assez des Sudoku et autres mots fléchés ? Ce jeu est pour vous !

Si vous vous baladez dans la bibliothèque, ouvrez grand vos yeux pour retrouver ce que vous voyez sur cette photo.

Et envoyez-nous vos réponses en émettant un commentaire…

Bonne chance, et bonne chasse !

So Called

 

 

 

 

La réponse au précédent jeu est maintenant visible ici.

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