Bib'n blog
Après La face cachée de la lune dont j'avais gardé un bon souvenir, j'espérais passer de bons moments en lisant Le temps, le temps. Je n'ai pas été
Après La face cachée de la lune dont j'avais gardé un bon souvenir, j'espérais passer de bons moments en lisant Le temps, le temps. Je n'ai pas été
Après La face cachée de la lune dont j’avais gardé un bon souvenir, j’espérais passer de bons moments en lisant Le temps, le temps. Je n’ai pas été déçue. Dans cet excellent roman, Martin Suter s’attache à démonter une évidence : le temps. Pour nous laisser emporter dans cette géniale construction, il faut suivre le personnage principal, Peter Taler, dans sa quête pour retrouver l’assassin de sa femme Laura. Depuis ce jour terrible où sa vie a basculé, Peter Taler a laissé inchangé son univers familier et il passe son temps à observer son environnement de quartier, convaincu de pouvoir ainsi repérer l’indéfinissable détail menant à la vérité. C’est ainsi que le roman débute :
Quelque chose n’était pas pareil, mais il ne savait pas quoi.
- Vous comprenez le temps ?- Le temps ?- Vous le comprenez ?- Il passe. Je n’en sais pas plus.- Première erreur. Il ne passe pas.J’avais raison, se dit Taler, cet homme est fou.- Mais vous n’êtes pas le seul à ne pas le savoir. Moi-même, je l’ai compris il y a seulement quelques années.- Et qu’est-ce que vous avez compris, au juste ? […]- Le temps ne passe pas, mais tout le reste passe. La nature. La matière. L’humanité. Mais pas le temps. Le temps n’existe pas.
L’erreur temps, de Walter W. Kerbeler – arrivera opportunément entre ses mains et lui permettra de mieux comprendre les adeptes de cette incroyable théorie. Comment aller jusqu’au bout de l’absurde, c’est ce que nous démontre avec talent le livre de Martin Suter… jusqu’à la dernière ligne.
Alya-Dyn